Renaud – Le p’tit bal du samedi soir et autres chansons réalistes

1980 – Polydor, 823 566-2 (1 CD)

12 titres – 36:47 min

1/ Lézard (Aristide Bruant)
2/ C’est un mauvais garçon (J. Boyer / G. Van Paris)
3/ Du gris (E. Dumont / F.L. Benech)
4/ Tel qu’il est (M. Vandair, Charlys / Alexander)
5/ C’est un mâle (Charlys)
6/ Le p’tit bal du samedi soir (Drejac, Delettre / Borel, Clerc)
7/ Un chat qui miaule (G. Zwingel / F. Faecq, M. Camia, Pesenti)
8/ Rue Saint Vincent (Aristide Bruant)
9/ La java (A. Villemets, J. Charles / M. Yvain)
10/ La jeune fille du métro
11/ La butte rouge (Montehus / G. Krier)
12/ La plus bath des javas (Georgius / Tremolo)

Renaud Séchan (chant), Joss Baselli (accordéon), Pascal Basile (batterie), Hermes Alesi (basse), Jacky Giraudot (guitare)

Sur cet album, Renaud rend hommage à toute la culture parisienne, celle des guinguettes et de Montmartre. Il le fait en reprenant des classiques, et l’on se retrouve vite au bord de la Seine, avec l’accordéon et l’accent « parigot » dans les oreilles. Renaud s’amuse sur scène, parle à son public, le priant par exemple de ne pas partir pendant les vingt secondes d’un instrumental. Il détaille les chansons, expliquant en quoi elles sont liées à ses textes. Ainsi lui qui est connu (à l’époque) pour soutenir et promouvoir « la violence et le vol des bourgeois », il se justifie avec « Un chat qui miaule », l’histoire d’un casse qui tourne mal à cause d’un chat.

Les textes des chansons, ainsi que les commentaires de Renaud, tout respire l’amour de Paris, du Paris antérieure aux années 50, encore épargné par la pollution, les voitures, le délabrement et la violence quotidienne. Les chansons d’Aristide Bruant (« Lézard », « Rue Saint-Vincent ») sont remarquables à ce niveau. Leur mélancolie rend parfaitement cette ambiance, propre aux histoires de petits voleurs des rues, de gavroches indécrottables et pourtant si tendres. Renaud change un peu de registre avec « La jeune fille du métro », un classique de la chanson « paillarde » gentille, qui comme il le dit lui-meme, « arrive à faire rire sans parler de cul ».

Ce disque est très drôle, très frais, et tout simplement indispensable pour tout fan de Renaud, souhaitant comprendre les origines et les premiers amours de l’artiste.

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