Renaud – Visage pâle rencontrer public

Renaud › Renaud Tour 89 – Visage pâle rencontrer public 1989 – 1989 – Ceci-cela (virgin), 7866732 (2 CD) – 19 titres – 78:35 min

CD 1 : 1/ Cent ans (Renaud Séchan/P.J. Gidon) (3:09) – 2/ Fatigué (Renaud Séchan/Renaud Séchan, Frank Langolff) (5:37) – 3/ Miss Maggie (Renaud Séchan/Jean Pierre Bucolo) (4:46) – 4/ Petite (Renaud Séchan/Frank Langolff) (4:41) – 5/ Tu vas au bal ? (Renaud Séchan) (5:02) – 6/ Près des autos tamponneuses (Renaud Séchan/Frank Langolff) (6:22) – 7/ Morts les enfants (Renaud Séchan/Frank Langolff) (4:07) – 8/ La pêche à la ligne (Renaud Séchan/Jean Pierre Bucolo) (3:27) – 9/ Socialiste (Renaud Séchan) (4:15) – 10/ Mistral gagnant (Renaud Séchan) (3:13) – 11/ Dès que le vent soufflera (Renaud Séchan) (4:57) – CD 2 : 1/ Triviale poursuite (Renaud Séchan/Frank Langolff) (7:41) – 2/ Il pleut (Renaud Séchan) (2:41) – 3/ Putain de camion (Renaud Séchan/Frank Langolff) (4:35) – 4/ La mère à Titi (Renaud Séchan/Frank Langolff) (4:40) – 5/ Morgane de toi (Renaud Séchan/Frank Langolff) (6:50) – 6/ Manu (Renaud Séchan) (3:08) – 7/ Me jette pas (Renaud Séchan) (4:25) – 8/ Jonathan (Renaud Séchan/L. Bertin) (4:53)

Enregistré à Bourges pour le Printemps de Bourges (2 avril 1989).

Pour la sortie de « Putain de camion » en 1988, Renaud se lance dans une tournée marathon qui s’étale de mai 1988 à juillet 1989. Une telle entreprise méritait bien de figurer sur un album live du chanteur, mais curieusement pour une aussi longue tournée, seule une date a été choisie comme symbole. Il s’agit de la prestation de Renaud au Printemps de Bourges le 2 avril 1989. On y retrouve un Renaud en petite forme, dont la voix, plus rauque que d’habitude, trahit la fatigue accumulée pendant un an sur les routes de France.

Depuis le dernier album live de Renaud (« Un Olympia pour moi tout seul » en 1982), le joyeux troubadour a sorti pas moins de trois albums. C’est donc sur ces albums que la track-list se concentre, puisque tous les titres joués ce soir en sont issus, sauf « Manu » (tiré du « Retour de Gérard Lambert »).

Comme à son habitude, Renaud est très communicatif, prévient le public que le concert est enregistré, explique le contexte lié à certains textes (« Petite », « Putain de camion ») et joue avec ses choristes, les faisant pleinement participer au spectacle.

On retrouve toute la verve dérangeante de ce grand artiste, et le plaisir d’écouter ses diatribes contestataires pleines d’humour reste le même. Mais l’ambiance a bien changé par rapport aux précédents exercices en public. Renaud est devenu une véritable star, chantant dorénavant plus dans des stades que dans des MJC de quartier, et la prestation perd en convivialité ce qu’elle gagne en rodage et qualité de production.

Renaud reste Renaud, et à défaut d’avoir pu assister à un de ses concerts, on peut se consoler avec ce disque. Les titres sont tous très agréables, très représentatifs du style de Renaud au milieu des années 80. Malgré cela on sent comme une lassitude, une fatigue chez le chanteur qu’aucun repos ne viendra jamais soulager. La hargne de Renaud est belle et bien derrière lui, faisant place à une profonde mélancolie, parfaitement palpable ici. Ce live est donc totalement différent de celui enregistré à Bobino en 1980 par exemple, Renaud a bien changé, et c’est une autre partie de sa carrière qui est retranscrite sur cet album.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *