Période rose
À partir de 1904, il s’installe à Paris, au Bateau-Lavoir. Il y rencontre sa première femme : Fernande Olivier. C’est le début de la période rose. Comme précédemment, c’est l’utilisation des teintes rosées dominantes qui explique cette dénomination. Les thèmes abordés sont la solitude et l’inquiétude existentielle. Ils restent mélancoliques et dominés par les sentiments; on y trouve aussi de nombreuses références au monde du cirque. Il peint des masques, arlequins et acrobates. Picasso privilégia pendant cette période le travail sur le trait, le dessin, plutôt que sur la couleur.
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Cubisme
De 1907 à 1914, il réalise avec Georges Braque des peintures qui seront appelées cubistes. Elles sont caractérisées par une recherche sur la géométrie et les formes représentées : tous les objets se retrouvent divisés et réduits en formes géométriques simples, souvent des carrés. Cela signifie en fait qu’un objet n’est pas représenté tel qu’il apparaît visiblement, mais par des codes correspondant à sa réalité connue. L’oeuvre fondatrice du cubisme est Les Demoiselles d’Avignon en 1907. Le cubisme consiste aussi à représenter sur une toile en deux dimensions un objet de l’espace. Picasso décompose l’image en multiples facettes (ou cubes, d’où le nom de cubisme) et détruit les formes du réel pour plonger dans des figures parfois étranges (comme une figure représentée sur une moitié de face, et sur l’autre de côté ). Trois formes de cubisme émergent : le précubisme, le cubisme analytique et le cubisme synthétique. Pendant la Première Guerre mondiale, Picasso séjourna à Rome avec Jean Cocteau, travaillant comme décorateur pour le ballet Parade de Serge de Diaghilev, sur une musique d’Erik Satie. Il y rencontra la danseuse Olga Kokhlova qui devint sa femme. Dans une veine décorative, Picasso réalisa plusieurs portraits d’elle et de leur fils (Paul en Pierrot, 1925, musée Picasso, Paris). Au début des années 1920, dans un climat de reconnaissance mondaine, il peignit des tableaux marqués par un retour à la figuration et au classicisme : Trois Femmes à la fontaine (1921, Musée national d’Art moderne, Paris), et des œuvres inspirées par la mythologie comme les Flûtes de Pan (1923, musée Picasso, Paris).
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